Quels futurs possibles pour l’intelligence économique d’entreprise ?

La 14ème Journée Nationale d’Intelligence Economique a rassemblé, le 13 décembre 2011 à Aix-en-Provence, les experts en Intelligence Economique. L’objectif était de réfléchir aux « signaux faibles et tendances lourdes » permettant d’identifier « les futurs possibles pour l’intelligence économique ».

Rappelons que « l’Intelligence Economique d’Entreprise n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour atteindre les objectifs vitaux que sont la compétitivité et l’innovation permanente de l’entreprise ou de l’association ».

Aujourd’hui, le numérique est partout. Il est présent non seulement au cœur de tous les métiers de l’entreprise ou de l’association, mais il place aussi l’information à la portée de chacun : salariés, partenaires, clients, adhérents… et concurrents ! Ce qui change fondamentalement la relation au travail et oblige à une transformation des modes d’organisation du travail et des modèles d’affaires de l’entreprise. La société aussi évolue, on parle des désordres mondiaux, on perçoit une montée du mécontentement, de l’indignation. La multi-polarisation des échanges mondiaux, changent également les règles du jeu. Comment l’Intelligence Economique d’Entreprise peut-elle vraiment permettre dans ce nouveau contexte : « la maîtrise, par le dirigeant, des informations stratégiques nécessaires à la décision et favorables à l’action coopérative, c’est-à-dire utiles au renforcement de son pouvoir d’influence sur ses environnements et de son leadership sur l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise » ?

Certes, « tout dirigeant est responsable de ce qu’il choisit d’ignorer ». Intervenant lors de cette Journée Nationale de l’Intelligence Economique, Alain de Vulpian  a d’ailleurs rappelé ce proverbe chinois « le poisson pourrit toujours par la tête », qu’il adapte en « les entreprises n’évoluent que si les patrons le veulent vraiment ». Mais comment l’Intelligence Economique peut-elle aider concrètement les entreprises françaises à faire évoluer leurs pratiques managériales pour « penser vite, pour agir vite, pour réussir plus tôt que les autres » selon l’expression d’Alain Juillet  ?

Le travail des ateliers de cette Journée et la table ronde, que j’ai eu le plaisir d’animer, ont dégagé quelques pistes, comme :

  • Penser en termes de territoires scientifiques, techniques et économiques… plus faciles à défendre que l’entreprise seule et permettant d’insuffler une dynamique, une motivation territoriale…
  • savoir détecter les « socio-perceptifs » au sein de l’entreprise, personnes susceptibles de percevoir les mouvements internes et externes de son entreprise.
  • Ou encore influencer les modes d’enseignements actuels pour « résister à la standardisation des esprits car il est important de former les esprits qui soient capables d’assurer une continuité économique, de développer le lobbying trop absent des comportements en France, notamment chez les scientifiques quasiment absents des organismes de certification internationaux… ».

Retrouver un développement complet de cette « JIEE’11 » sur le site du CIGREF :
« Entreprises et Cultures Numériques ».

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