L’intérêt général est désormais l’affaire de tous !

Les actes du colloque « l’intérêt général : dès aujourd’hui l’affaire de tous »

Le colloque sur le devenir de l’Intérêt Général, qui s’est tenu le 12 janvier au Conseil Économique et Environnemental, vient de publier ses actes.

Partant du fait que « l’intérêt général se situe au cœur des réflexions philosophiques, politiques et juridiques et que cette notion ne cesse d’évoluer et doit s’adapter face aux enjeux économiques et sociaux actuels », l’objectif était la construction d’une réflexion collective pour « présenter des pistes concrètes pour mieux répondre aux défis actuels ».

En effet, une réflexion collective engagée dès 2014 a conduit à s’interroger sur les moyens de prendre en compte les évolutions de la notion d’intérêt général1. Ce concept, inventé en France, « a besoin de s’incarner dans l’espace et dans le temps pour devenir un principe actif ».

Ces actes rapportent les résultats de la démarche qui était de présenter des pistes concrètes pour mieux répondre aux défis actuels.

Au programme du colloque du 12 janvier 2018

Au programme du colloque organisé par Le ministère de la Cohésion des Territoires et le Commissariat général à l’Égalité des Territoires (cget).

  • des « Regards croisés sur la notion d’intérêt général »
  • des « Ateliers participatifs sur le devenir de l’intérêt général »
  • une table ronde sur le thème « Le futur en construction »

Ont été détaillées ensuite les actions et méthodes à mettre en œuvre. A noter que « les 9 ateliers participatifs ont produit plus de 1.000 propositions concrètes pour contribuer activement à renouveler nos modèles en matière de Vision – Action & Gestion de l’intérêt général ».

Quelques conclusions pour revisiter l’Intérêt Général du futur…

Le colloque organisé au CESE a rappelé que « pour faire face aux défis de ce début de XXIème siècle, nous devons mobiliser à la fois toutes les énergies et tous les leviers pour inventer ensemble des solutions à la hauteur des enjeux économiques, sociaux, environnementaux et sociétaux ».

La synthèse des ces actes attire l’attention sur le fait que « l’ampleur des transformations actuelles exige de prendre du recul pour analyser comment réussir une réelle cohérence entre les actions publiques et privées menées ».

La situation nécessite une triple articulation :
Entre les domaines d’actions puisqu’ils sont de plus en plus interconnectés entre eux,
Entre les territoires car il doit y avoir un lien pertinent du local à l’international,
Et entre les acteurs (Pouvoirs publics, entreprises, syndicats, associations, fondations, acteurs académiques…) dans la mesure où chacun mobilise des leviers complémentaires.

Et l’identification de 3 leviers à articuler :
– la vision partagée,
– l’action collective transformatrice
– et la gestion régulatrice

Dans son discours de synthèse, Sylvain Waserman, Vice-Président de l’Assemblée nationale, a souligné que « le monde associatif a un rôle particulier à jouer dans cette mise en œuvre […] l’idée de cette co-construction du bien commun est acquise maintenant, nous rentrons dans la phase 2 qui est la réussite de cette mise en œuvre, qui est un défi en elle-même […] prouver que cette idée qui a germé dans beaucoup d’esprits et qui s’impose aujourd’hui peut devenir une réalité pour l’ensemble de nos concitoyens ».

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1 Rapport collectif « intérêt général : nouveaux enjeux, nouvelles alliances, nouvelle gouvernance » de novembre 2015

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